DETAILS DU PROJET DE
REPRISE
1. LES
CONSEQUENCES DE LA MISE EN LIQUIDATION : Depuis la confirmation de la
mise en liquidation du Domaine (le 2 Octobre dernier), tous ses
occupants, quel que soit leur statut (porteurs de parts ou simples locataires,
en règle ou pas avec la SCF), sont devenus des occupants illégaux puisque
avec cette décision de justice, le bail de la Mairie a lui aussi été résilié.
Le cabinet Huertas a été dessaisi du dossier au profit d’un Mandataire
Liquidateur qui a désormais 2 ans pour recouvrer auprès des porteurs de parts
solvables la totalité de la dette déclarée + les frais de retour à l’état
naturel du Domaine + les frais de justice et d’éventuelles procédures de
recours qui seront nécessaires. Car si les parts sociales ont cessé
d’exister avec la disparition de la SCF, elles continuent cependant d’être la
base juridique sur laquelle vont se fonder les poursuites du Liquidateur.
Les porteurs de parts se substituant à la SCF insolvable puisqu’ils en
garantissent justement la solvabilité sur la valeur de leur propre patrimoine,
de manière solidaire et indéfinie dans le temps… c'est-à-dire d’abord la
répartition de la dette et des frais de liquidation sur l’ensemble des porteurs
de parts quels qu’ils soient… et s’il est impossible de tous les poursuivre, de se
retourner sur les seuls porteurs solvables. Dernières conséquences de la
liquidation et donc de l’occupation illégale du terrain communal, les
potentielles coupures d’eau et d’électricité.
1. LE
MANDATAIRE LIQUIDATEUR : Dans une procédure de Liquidation, le
Mandataire Liquidateur est le seul Représentant Légal désigné par le Tribunal
pour servir d’intermédiaire entre le (les) débiteur (s) et le (les) créancier
(s). Toutes transactions financières directes entre les débiteurs et les créanciers,
sans l’intervention ou l’autorisation du Mandataire Liquidateur, est illégale…
et à de forte probabilité de ne même pas être prise en compte dans le processus
de Liquidation enclenché. Donc de l’argent tout simplement perdu.
1. LES
DIFFERENTS RECOURS POSSIBLES : La procédure en Appel est
impossible à mettre en œuvre du fait de l’absence d’un gérant
statutaire qui est le seul représentant légal indiscutable de la SCF
pour une procédure en justice. Reste la possibilité d’un recours en
Tierce Opposition. Cette procédure est une procédure individuelle
dans sa forme (puisque elle repose sur le fait que la décision
de justice a pu léser un seul individu qui n’y était pas représenté,
ou qui n’a pu y faire valoir ses droits), mais qui dans notre cas peut regrouper
un nombre plus important de personnes puisqu’elle se base sur un projet de
reprise préexistant à la Liquidation, qui aurait pu empêcher cette même
liquidation et qui induisait la participation d’un nombre X de porteurs de
parts sociales de la SCF qui du même coup se
retrouvent eux aussi lésés. La procédure est donc recevable et nous ouvre la
seule porte de sortie viable et qui ait une chance de se faire reconnaitre en
tant que telle par le Tribunal. Et donc d’aboutir à l’Annulation de
la mise en Liquidation de la SCF.
1. LES
DIFFICULTES DE LA TIERCE OPPOSITION : A la différence d’une procédure en
Appel qui induit la délocalisation de l’affaire, le recours en Tierce
Opposition revient à faire réexaminer notre cas par les mêmes juges
qui ont déjà statué une première fois sur le dossier, et donc décidé au vu
des pièces qui leur était présentées que la SCF n’était pas viable et qu’il
fallait la mettre en Liquidation. Pour avoir la moindre chance d’aboutir, le
recours doit donc impérativement s’appuyer, d’une part sur de nouvelles
pièces, et d’autre part sur la proposition de solutions concrètes
aux problèmes posés par le premier jugement et ayant entraîné la Liquidation.
1. LA
TIERCE OPPOSITION DE HELP BERGERIE : Si le recours en Tierce
Opposition déposé par Help Bergerie se fonde sur les mêmes
éléments que ceux développés dans le blog de leur Collectif, éléments qui
se recoupent d’ailleurs avec le courrier adressé au Préfet… C’est clair, Help
Bergerie ne produit d’une part aucune pièce nouvelle qui soit
directement liée au dossier (les mises en causes directes de la
gestion par le Cabinet Huertas – cabinet qui a été mis en place par les mêmes
juges qui ont statué sur la Liquidation – revenant en fait à mettre en cause
indirectement le Tribunal ! – ainsi que les mises en cause d’un obscur
groupe des « 51 », n’ont aucune chance d’être reconnues par le
Tribunal dans la mesure où ce qui a conduit la SCF à la mise en
Liquidation c’est le nombre croissants des impayés au niveau des charges
d’occupation), ni aucune solution nouvelle qui
garantirait la remise sur pied financière de la SCF (la volonté de
vouloir faire organiser une AGE – qui de toutes façons est impossible à
organiser du fait du nombre important d’associés inconnus de la SCF - , et de
mettre en place un Syndic extérieur ne porte en soi aucune proposition
de solution pour le rééquilibrage des comptes, ni aucune solution pour trouver
l’argent nécessaire au redémarrage et à la remise aux normes du Domaine)
1. LA
TIERCE OPPOSITION DES « BONS PAYEURS » BASEE SUR LE PROJET DE REPRISE
QUI SERA DEFENDUE PAR MAITRE LAUER : A l’inverse de la Tierce
Opposition de Help Bergerie, celle que nous (les « bons payeurs »)
voulons défendre devant le Tribunal se base sur la présentation de pièces
nouvelles (négociations en cours pour un renouvellement du Bail
Emphytéotique, et un plan d’apurement négocié entre les créanciers
et la SCF -> et ne reposant donc pas sur une supposé solvabilité
des porteurs de parts en tant que personne, comme voudrait
l’obtenir Veolia avec l’aide de Help Bergerie, via des reconnaissances
de créances personnelles, comme expliqué dans le courrier que le Collectif
a fait circuler et signé par leur avocat), de solutions juridiques pour
créer les conditions d’une véritable gérance qui soit viable
en termes de responsabilité (juridique et financière) et de
représentativité (majorité de parts sociales) et de financement
pour faire en sorte que la SCF soit à même de réaliser les travaux de mise aux normes
du Domaine et de redémarrage des infrastructures (qui sont eux-mêmes
les conditions obligatoires pour un renouvellement du bail).
1. LE
RENOUVELLEMENT DU BAIL EMPHYTEOTIQUE : Pour pouvoir obtenir les
financements nécessaires à une remise sur pied du Domaine, il faut
impérativement obtenir un renouvellement du Bail. Les six ans qui restent
actuellement à courir n’étant bien sûr pas suffisant pour pouvoir espérer
rembourser un quelconque prêt, ce que nous cherchons donc à obtenir (c’est
l’objet des négociations avec la Municipalité du Castellet) c’est une
promesse de renouvellement du bail emphytéotique pour une période
minimum de 30 ans, renouvellement qui ne se fera bien évidemment que sous
réserve de l’obtention des financements nécessaires à la normalisation du
Domaine et au redémarrage de ses infrastructures. Et pour obtenir cette
promesse, il faut que nous soyons en mesure de garantir à la Municipalité que
nous aurons les moyens juridiques nécessaires pour solvabiliser d’une manière
définitive la SCF (d’où l’obligation de reconstituer une gérance stable qui
pourra modifier les statuts dans le sens nécessaire).
1. LA
RECHERCHE DES FINANCEMENTS NECESSAIRES : La recherche des financements est
liée directement, d’une part à la possibilité de renouveler le bail
pour une période suffisamment longue qui garantisse de pouvoir rembourser les
emprunts, et d’autre part à la constitution d’une gérance qui
puisse réellement garantir la solvabilité de la SCF (gérance assise
sur un socle majoritaire de parts sociales et qui donc puisse garantir une
refonte des statuts permettant de réorganiser la gestion du Domaine, de régler
le problème des mauvais payeurs et de réintégrer au patrimoine locatif de la SCF
l’ensemble des parcelles en déshérence). Ce que nous cherchons donc à obtenir
des financiers, c’est la promesse d’un financement entre 1,5 Million et
2 Millions d’euros, qui sont le montant estimé (chiffrage définitif
toujours en cours) pour l’ensemble des travaux de normalisation (Sécurité
incendie, réseau eau et électricité etc…) et de redémarrage des infrastructures
(enrobés, assainissement, éclairages, individualisation des alimentations eau
et électricité, sécurisation du Domaine etc…), sous réserve du
renouvellement du bail, de la reconstitution d’une gérance stable
représentative en nombre de parts, et de la refonte nécessaire des statuts
garantissant la mise en place d’un gestion saine et pérenne de la SCF.
1. LA
NEGOCIATION AVEC LES CREANCIERS : De la même manière que le
renouvellement du Bail et l’obtention des financements nécessaires sont
intimement liés l’un à l’autre, l’obtention d’un plan d’apurement de la
dette avec les différents créanciers de la SCF est intimement lié lui aussi à
la fois au renouvellement du Bail, et à l’obtention des financements
nécessaires au redémarrage de la SCF. D’autant que le projet de reprise,
basé sur une cession de parts en nombre suffisant (objectif à atteindre de 2260
parts sociales) pour pouvoir garantir une majorité de gestion et de décision,
induit que les porteurs ayant libéré les parts qu’ils détenaient auront
du même coup transféré la garantie de remboursement des dettes et des emprunts
sur la seule SCF (d’où l’obligation de prouver par le socle de gérance
et la refonte des statuts que la SCF sera bien en mesure de tenir seule ses
engagements, et donc l’assistance pour l’élaboration du Plan de Reprise d’un
cabinet d’expertise comptable). Ce que nous cherchons donc à obtenir des
créanciers, c’est la promesse d’un plan d’apurement des dettes à
présenter au Tribunal, et qui aura été négocié (toujours pareil) sous
réserve que le bail soit renouvelé, que les financements aient été trouvé et
que la gérance du Domaine présente les garanties suffisantes de solvabilité.
1. LES
CONDITIONS DE LA GERANCE : S’il s’avère donc qu’absolument rien ne
sera possible sans le partenariat de la Municipalité, il apparait surtout
que les garanties attendues par l’ensemble des parties qui sont liées
au dossier Bergerie passent toutes sans exception par la nécessité d’enfin
pourvoir constituer une gérance réellement crédible et représentative. La
représentativité indiscutable de la gérance passe obligatoirement par le nombre
de parts détenu (au minimum 2260 parts, puisqu’il existe 5550 parts
sociales de la SCF en circulation). La crédibilité de la Gérance et de
la gestion à mettre en place pour solvabiliser le Domaine passent
obligatoirement par une refonte des statuts qui ne doit pas pouvoir être remise
en cause (donc encore une fois, avec une majorité indiscutable de
parts à l’appui).
1. LES
CONDITIONS DE MAJORITE DANS LES STATUTS DE LA SCF : Contrairement à
ce qui a été expliqué dans les différentes réunions du Collectif Help Bergerie
(par ignorance des textes de Loi ou pure volonté de nuire ?), le
projet de reprise que nous proposons se fonde non seulement sur les
textes relatifs à la Loi de Finances pour 2015, mais aussi et surtout sur les
Statuts existants de la SCF… et plus particulièrement les articles
32, 35 et 40 du Titre IV de ces mêmes Statuts. Ces différents articles
précisent les conditions de gérance, de pouvoir lors des Assemblées
(Extraordinaires, ou Ordinaires), et surtout conditionnent le nombre de
voix à exprimer pour décision au nombre de parts détenues. D’où cet
objectif à atteindre des 2260 parts sociales pour constituer un socle de
gérance indiscutable.
1. L’OBJECTIF
DES 2260 PARTS SOCIALES A REUNIR EN UN SEUL BLOC DE MANIERE A CONSTITUER UNE
GERANCE DE FAIT : avec un nombre de porteurs de parts inconnus (un nombre d’associés
inconnus) évalué entre 50 et 100 associés, l’élection d’un gérant
statutaire indiscutable (c'est-à-dire dont les décisions ne pourront
pas être remises en cause) est tout simplement impossible. L’absence
d’un gérant statutaire indiscutable ôte donc de fait toute crédibilité de
parole ou d’engagement, et toute représentativité à une éventuelle structure de
direction de la SCF qui ne serait pas assise sur le principe d’un socle
majoritaire de parts sociales détenues en propre. C’est l’objectif à
atteindre de 2260 parts sociales. A partir du moment où un porteur
unique pourra se prévaloir de ces 2260 parts sociales minimum, les décisions
qu’il pourra prendre (étant majoritaire en parts, et donc le plus important des
associés) engageront l’ensemble de la société(comme c’est le cas dans
toutes les entreprises où, pour que l’entreprise fonctionne correctement, il
faut que la gérance en place soit réellement représentative et investie d’un
réel pouvoir de décision). C’est ce que l’on appelle une « gérance de fait »
(non statutaire, mais investie du pouvoir réel de décision)
1. LA
CESSION DES PARTS SOCIALES : N’oubliez pas que la SCF a déjà
été liquidée, et que donc les parts sociales qui la constituaient ont
disparu avec elle. De la même manière donc que le renouvellement du
bail à obtenir, les financements et les accords d’apurement de la dette à
négocier ne sont que des promesses « sous réserve de… », les cessions
de parts sociales à organiser pour obtenir le regroupement de toutes les parts
en un seul bloc majoritaire ne sont en fait pour l’instant que des « Promesses
de Cession de parts, sous réserve que la décision de Liquidation puisse être
annulée, la SCF remise sur pied, la gérance constituée selon les termes du
projet de reprise, le renouvellement du bail obtenu, de même que les
financements et les accords d’apurement de la dette ». Si l’ensemble
des conditions sont réunies, et seulement si, les promesses de cession
deviendront une cession définitive des parts. Si l’ensemble des
conditions ne sont pas réunies, cela voudra dire que les parts ne seront pas libérées
par les porteurs qui les détiennent, tout simplement parce qu’elles
continueront de ne plus exister, le jugement de liquidation ayant sans doute à
ce moment là été confirmé par le Tribunal.
1. LA
LOI DE FINANCES POUR 2015 : Pour faire en sorte que le projet
de reprise que nous présentons ne puisse pas être contesté devant le Tribunal,
surtout en ce qui concerne le montage juridique lié à la mise en place
d’une gérance de fait (qui en est une des conditions obligatoires), ce
projet de reprise a été entièrement travaillé à partir d’une part des statuts
existants de la SCF, et des textes de Loi en vigueur. Et plus
particulièrement la Loi de Finances 2015. Vous trouverez toutes les
informations relatives à cette Loi de Finances pour 2015 concernant l’organisation
et les pouvoirs de la gérance d’une SCI(même statuts qu’une SCF) sur ce
lien
http://www.documentissime.fr/dossiers-droit-pratique/dossier-173-la-societe-civile-immobiliere-sci/le-fonctionnement-de-la-societe-civile-immobiliere/la-gerance-de-la-sci.html
1. LES
AVANTAGES ET GARANTIES POUR LES PORTEURS CEDANT LEURS PARTS SOCIALES : Le premier des
avantages est de ne plus être chargé ni de la dette (ayant induit la
liquidation de la SCF), ni des obligations financières liées au fait d’être
porteur de parts(c'est-à-dire plus aucune garantie sur le patrimoine, ni
aucune responsabilité financière qui pourrait être invoquée par rapport à des
décisions ou des investissements de la SCF reconstituée). Si grâce au projet de
reprise la Liquidation est annulée, cela veut dire que les parcelles et
ce qu’il y a dessus aussi sont sauvés. En termes de garantie, il
est entendu que les promesses de cession de parts se font « sous réserve
que les différents droits de jouissance (Usage et Usufruit) soit garantis dans
les nouveaux statuts de la SCF exactement dans les mêmes termes que ce qu’ils
étaient dans les précédents statuts avant la mise en Liquidation ». A
savoir la possibilité d’occuper soi même son mobile home ou son chalet (c’est
l’Usufruit), ou la possibilité de le revendre, de le louer, de le prêter, de le
donner ou de le donner en héritage (c’est l’Usage)… sous réserve d’être à jour
de ses charges d’occupation.
1. L’INDEMNISATION
DES PORTEURS CEDANT LEURS PARTS POUR L’EURO SYMBOLIQUE : Etant donné que
la condition Sine qua Non du plan de reprise est la constitution d’un bloc de
parts majoritaires, donc portées par un porteur unique, et que cette opération
ne sera rendue possible que par la promesse de cession des parts, il sera
étudié avec notre avocate de quelle manière (et si c’est juridiquement
possible), dans les nouveaux statuts de la SCF, il pourra être précisé que par
dérogation, à titre d’indemnisation, au moment de la revente d’un mobile home
ou d’un chalet, le droit d’entrée normalement perçu par la SCF puisse être
rétrocédé aux anciens porteurs de parts qui auront été associé au Plan de
Reprise.
1. LE
DROIT D’ENTREE : A partir de la refonte des statuts, et hormis pour les
porteurs détenant toujours des parts sociales pour qui les mêmes dispositions
statutaires continueront de s’appliquer, tout nouvel occupant du
Domaine (via la vente d’un mobile home ou d’un chalet, ou via
l’installation sur une des parcelles du Domaine en gestion locative directe) ne
sera plus obligé de devenir porteur de parts (les parts sociales
n’étant plus à la vente) mais règlera tout simplement, comme c’est le
cas ailleurs dans tous les autres PRL, un Droit d’Entrée dont le
montant sera précisé au moment du rendu, par le Cabinet d’Expertise Comptable
qui nous accompagne, du Prévisionnel Financier sur lequel sera basé le
Plan de Reprise.
1. LES
CHARGES ET CONDITIONS D’OCCUPATION : Il est également
entendu que le fait de vouloir refondre les statuts n’induit aucune
volonté de vouloir augmenter les charges dans des proportions folles, ni de
vouloir imposer comme c’est le cas ailleurs une standardisation des mobile home
ou des chalets. Comme pour les différents droits de jouissance, les
charges d’occupation seront fixées dans les statuts à un montant connu à
l’avance de tous, indexés annuellement sur un indice INSEE et que nous pensons
pouvoir arrêter autour de 250 euros. Le montant définitif des charges
devant de toutes façons être défini par le cabinet d’expertise comptable (COFAC
PACA) qui nous accompagne sur le dossier, en fonction des comptes d’exploitation
prévisionnels qui seront joints au projet de reprise. De la même façon qu’il
n’existait pas d’obligation d’aménagements particulières sur le Domaine dans
les précédents statuts, il n’y en aura pas dans les nouveaux non plus. De
la même façon, il n’y aura pas de délocalisation arbitraire de mobile
home d’une parcelle sur une autre. Il faut arrêter d’écouter les ragots et
les médisances.
1. LA
REFONTE DES STATUTS : en réalité, la refonte des
statuts ne concernera que les dispositions à prendre pour rendre cohérents
entre eux les différents articles (déjà existants) qui définissent les
conditions de jouissance sous réserve du règlement des charges d’occupation.
C'est-à-dire la possibilité de poursuivre efficacement et de régler une
bonne fois pour toutes la question des mauvais payeurs (désignation
des occupants comme interlocuteurs de la SCF, individualisation des
consommations en eau et en électricité, ouverture ou fermeture des
alimentations à partir du bureau de l’accueil en fonction de l’état des en-cours
dus, procédure statutaire pour récupérer la gestion des parcelles en
déshérence), la sécurisation du Domaine (tenue d’un registre
d’occupation qui est d’ailleurs une obligation, sécurisation des entrées et des
sorties, filtrage des véhicules autorisés et de ceux des visiteurs occasionnels
-> non pas pour empêcher l’accès, mais pour savoir qui circule à l’intérieur
du Domaine, ne serait ce que pour une question d’assurances) et enfin une
organisation de la gestion locative (puisque le Domaine de la Bergerie
est un PRL)
1. LES
CHARGES D’OCCUPATION : Il est entendu que le fait de vouloir
présenter un Plan de Reprise pour sauver le Domaine n’est en aucune façon une
tentative de spéculation foncière comme certains voudraient le faire
croire ! Le but est au contraire de tenter de pérenniser ce qui
existe, dans les conditions les plus proches possibles de ce qui existait au moment
de la mise en liquidation. Mais pour ce qui concerne par exemple les
charges d’occupation, il est évident qu’une des causes de l’écroulement
financier de la SCF a été l’inadéquation entre le montant des charges
d’occupation et le coût réel d’entretien et de fonctionnement du Domaine.
En partant donc du principe que le but est d’essayer de garder au
maximum un montant faible de charges d’occupation, qui ne pourra à priori
pas être inférieur à 250 euros par mois, il est entendu que cet objectif devra
de toutes façons être validé par le Cabinet Comptable dans le Compte
Prévisionnel d’Exploitation du Projet de Reprise. Le montant des
charges étant directement lié aux coût des infrastructures et services que nous
voulons pour notre Domaine et lieu de vie. Plus nous souhaitons développer
ces infrastructures et ces services, et plus cela aura une incidence sur le
montant des charges d’occupation. Il faut donc vraiment réfléchir
collectivement à ce que nous souhaitons pour l’avenir de la Bergerie, et que
cela soit arrêté avant la présentation du dossier au Tribunal. Toutes vos
suggestions sont donc les bienvenues.
1. L’INDIVIDUALISATION
DES CONSOMMATIONS D’EAU ET D’ELECTRICITE : Le projet de reprise, dans le but
de prendre acte des évolutions au niveau de l’occupation du Domaine dont les
parcelles ne sont plus occupées uniquement pour des périodes de vacances, mais
aussi par un grand nombre d’occupants à l’année, prévoit une individualisation
des alimentations en eau et en électricité. D’une part afin que les
occupants n’aient à payer que ce qu’ils consomment réellement, et d’autre part,
et surtout, pour éviter les dérives dues à des mauvais payeurs.
Consommation d’eau et d’électricité non réglée voudra dire arrêt immédiat de la
fourniture (rendue possible par une commande d’ouverture et de fermeture des
réseaux contrôlée depuis le bureau de l’accueil comme c’est le cas dans tous
les autres PRL).
1. LA
GESTION LOCATIVE : La mise ne place d’un véritable système de gestion
locative, comme il en existe dans tous les PRL, n’a pas pour but d’imposer des
barèmes de location, ou de prélever de quelconque commissions. La mise en
place d’un tel système a d’abord pour but de pouvoir gérer les parcelles
qui seront rendues à l’actif de la SCF(parcelles abandonnées, ou saisies
suite à des impayés), de manière à ce que le CA locatif généré par ces mêmes
parcelles puisse créer un flux de trésorerie régulier
qui nous permette de maintenir des montants de charges d’occupation
faible aux alentours de 250 euros. L’existence d’un flux de trésorerie
indépendant, lié à un parc locatif en exploitation directe de la SCF est aussi
pour celle-ci, une garantie supplémentaire de solvabilité (très
important pour la négociation de financements). Pour ce qui concerne les
sous-locations (les occupants du Domaine qui sont propriétaires de leur mobile
home, sont cependant locataires de leurs parcelles… s’ils louent leurs mobile
home à des tiers il s’agit alors d’une sous location), elles seront autorisées
de la même manière que dans les précédents statuts avant Liquidation, toujours
sous réserve d’être à jour des charges d’occupation. Pour une question de
sécurité et de savoir qui réside sur le Domaine, les remises de clés se feront
par contre au bureau de l’accueil, à l’arrivée, et au départ des
sous-locataires. Ce sera la seule modification.
1. LES
PARTS SOCIALES QUI N’AURONT PAS ETE CEDEES : Le fait de céder ses parts
sociales dans le but de constituer un socle majoritaire de parts n’est bien sûr
pas une obligation. Ceci dit, si le projet de reprise se propose d’opérer un
rachat complet de la dette ayant conduit à la liquidation de la SCF, et que du
même coup, les porteurs ayant cédé leurs parts se voient donc libérés de
toute obligation de remboursement et d’accompagnement financier de la SCF
reconstituée (levée du nantissement existant sur toutes les parcelles
concernées)… les autres porteurs, toujours détenteurs de parts,
continuent de se retrouver associés de plein droit. Et donc co-responsables
du plan d’apurement négocié avec les créanciers, ainsi que du remboursement des
emprunts qui auront été nécessaires pour la mise aux normes et le redémarrage
des infrastructures du Domaine. Concrètement, et jusqu’à la fin des
remboursements, les parcelles qu’ils occupent continueront d’être
nanties en totalité, à proportion des dettes restantes et du nombre de parts
détenues.
1. LE
PORTEUR QUI SERA DESIGNE COMME CESSIONNAIRE DE L’ENSEMBLE DES PARTS LIBEREES
DANS LE BUT DE POUVOIR PRESENTER UN PLAN DE REPRISE COHERENT : Pour finir, et
au contraire de ce qui se dit, le fait de se charger en tant que
personne physique de l’ensemble des parts libérées par les porteurs qui veulent
s’associer au plan de reprise n’est certainement pas une tentative de spolier
qui que ce soit… tout simplement parce que ces parts n’existent déjà plus.
De plus, le fait de se charger de l’ensemble des parts libérées
signifie surtout se charger personnellement de l’ensemble de la dette + du
remboursement des 1,5 à 2 Millions d’euros d’emprunt qu’il va falloir lever
pour normaliser et faire redémarrer le Domaine… sans parler de la
charge morale que représentera, en termes de responsabilité, le fait d’avoir à
porter sur ses épaules devant le Tribunal le devenir de toutes les personnes
qui nous auront fait confiance et pour qui ce projet de reprise représente le
seul espoir de ne pas tout perdre.








