COMPTE RENDU
DE LA REUNION EN MAIRIE DU CASTELLET
DU 20
JANVIER 2016
Le mercredi 20 janvier
en fin d’après midi, et en urgence, une réunion a été convoquée par le Préfet
du Var à la Mairie du Castellet.
Le seul et unique objet
de cette réunion était la situation au Domaine de la Bergerie, et plus
particulièrement la coupure d’eau une
nouvelle fois demandée par Veolia (pour la veille, c'est-à-dire le
19/01), et une nouvelle fois repoussée par la Maire nouvellement élue de la
Commune, Mme Boizis.
Etaient présents, et
pour la première fois véritablement réunis autour d’une même table (rien que
pour cette raison, c’est donc déjà quelque chose de positif) l’ensemble des
parties prenantes, directes ou indirectes, du dossier, à savoir :
-
Le Préfet du Var
(à titre de médiation, le Préfet ne pouvant en effet intervenir directement, ou
même indirectement dans des affaires de Droit Privé, et encore moins dans des
affaires municipales)
-
Mme le Maire
entourée de son Premier Adjoint, de son Directeur Général des Services et de la
quasi-totalité de son Conseil Municipal (plus d’une dizaine de conseillers et
adjoints)
-
L’avocat de la
Municipalité du Castellet (représenté)
-
Le Mandataire
Liquidateur : Maître Malric
- L’avocat de
Veolia : Maître Nourrit (accompagné de deux membres de la Direction du
Groupe)
-
Maître Sarrazin
accompagné de Rachel Pradinas pour Help Bergerie
-
Maître Lauer
accompagnée de Laurent Lattanzi pour le Projet de Reprise
Ayant sollicité cette
réunion, mais n’intervenant lui-même qu’en tant que « médiateur », le
Préfet a donc tout naturellement pris la parole en premier pour bien préciser
d’une part les limites de son intervention, et surtout ce qu’il attendait de
l’ensemble des participants : mettre
enfin un terme au feuilleton infernal des menaces de coupures, des promesses de
fontaines, des tentatives d’appropriation par les uns ou par les autres du fait
que les coupures auraient lieu ou seraient empêchées, et surtout faire en sorte
que les premiers concernés (c'est-à-dire les occupants du Domaine) se prennent
en charge eux-mêmes d’ici à ce que le Tribunal décide de leur sort.
Réunion intervenant
dans la droite ligne (pour plus de
précisions, revenir au billet publié le 7 janvier dernier) du
« suivi » préfectoral du Dossier Bergerie depuis maintenant près de 5
mois et pour lequel le Préfet souhaitait qu’une solution définitive soit
arrêtée avant la fin du mois de janvier.
S’étant déplacé
lui-même deux fois en Mairie (ce qui n’est pas rien), son intervention était
également une manière de dire qu’il avait fait bien plus que son
« devoir » et que désormais le
Dossier Bergerie était « renvoyé » à ceux qui doivent au final s’en
saisir eux-mêmes et prendre chacun leurs propres responsabilités.
è
les deux
collectifs représentés en Tierce Opposition qui ont à convaincre de la validité de leurs propositions pour
sauver le Domaine
è
la municipalité à
qui, si aucune solution n’est trouvée
et que la liquidation est confirmée le 3 mars prochain, reviendra l’entière responsabilité juridique et
financière du Domaine et de ses occupants
Cette prise de parole
a d’ailleurs été l’occasion pour Maître Malric de s’opposer plusieurs fois à M.
Sarrazin (qui pourtant n’avait pas lésiné sur la brosse à reluire) en le
ramenant au cadre strictement juridique du dossier (dont Sarrazin veut à tout
prix s’écarter, et pour cause) et au fait que, en l’état (c'est-à-dire sans engagement ferme de la Mairie, sans la
moindre manifestation d’une réelle volonté de réunir tout ou partie des
900 000 euros demandés par le Tribunal en garantie, sans ébauche de financements
des projets) la LJ (Liquidation Judiciaire) allait à coup sûr être confirmée
(avec une mise en délibéré à la fin mars ou au tout début avril).
Mais bon, quand il
parle, Sarrazin, c’est tout seul… et à priori, la plupart du temps, juste pour
le plaisir de s’entendre lui-même.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, une réunion
qui pouvait ne durer qu’une heure au maximum, et où n’avait à être abordé qu’un
seul et unique point sur lequel, en plus, tout le monde était à priori d’accord
dès le départ, en a au final duré une et demie de plus !
Autre point
d’achoppement (puisque au final cette réunion a juste réussit à donner à
l’ensemble du Conseil Municipal l’image de deux groupes opposés en tout,
parfaitement antagonistes et au moins pour ce qui concerne Sarrazin, assez
agressif et éloigné de la réelle préoccupation des uns et des autres) :
les fuites sur le réseau.
Des mois que Help nous
répètent, et que leur avocat a essayé de le répéter de la même façon à ceux qui
étaient présents, que grâce à eux et
à leurs travaux sur les canalisations des quantités énormes d’eau avaient été
économisées… sauf que ces fameuses quantités économisées, Veolia ne les a pas
constatées !
Même mieux ! Le
directeur de Veolia a du préciser à Sarrazin pour qu’il se taise et revienne à
un peu de réalité qu’entre septembre et décembre 2015, au lieu de baisser,
les consommations ont au contraire augmentée ! Et sont passées de 336 à
388 m3/jour !!!
Y COMPRIS SUR LA
PREMIERE QUINZAINE DE JANVIER ! Ce à quoi, jamais à cours d’arguments,
bien sûr, celui ci a répondu qu’en fait l’impact sur les fuites d’eau avait du
se faire ressentir, mais depuis les derniers jours seulement… sans doute !
On va passer aussi sur
les attaques personnelles, limites insultantes (et en tous cas mensongères,
mais comment s’en étonner ?)… et en tous cas sans aucun rapport avec le
dossier et le sujet du soir…
Et également sur son
contentement béat quand il a essayé d’endormir tout le monde avec sa théorie du
Camembert…
Du vent… sortant d’une
baudruche c’est plutôt normal… mais on s’attend à autre chose d’un avocat.
Combien même (et c’est à vraiment se demander) serait-il sorti dernier de sa
promotion !
Inversement, il faut
reconnaitre que Help et leur avocat avaient très bien préparé leur terrain en
ce qui concerne la validation implicite, à la fois par le Préfet, par la Mairie
et par Veolia de leur stratégie d’occupation illégale du Domaine, de mise en
place d’une collecte de fonds douteuse reposant sur la peur et les menaces, au
prétexte de payer des charges qui n’existent pas etc…
Veolia validant le
principe de la pose des vannes sectorielles qui sont évidemment un préalable à
d’éventuels travaux de réparations sur le réseau.
Sauf qu’à cette
validation implicite (il faut savoir que nous avons été pratiquement mis en
accusation par Mme le Maire), nous avons opposé avec Maître Lauer, ET SOUTENU EN
CELA PAR MAITRE MALRIC, le strict cadre du DROIT… LE STRIC RESPECT DE LA LOI qui stipule que seul le Mandataire Liquidateur a
mandat du Tribunal pour encaisser des sommes quelles qu’elles soient… que rien
ne peut contraindre qui que ce soit à accepter des dépenses engagées sans
aucune concertation, sans aucun contrôle, sur la base d’un fond de roulement
dont l’organisation est toujours largement sujette à caution, et surtout, dans
le sens où TOUTES CES DEPENSES (en
dizaines de milliers d’euros) SE REVELERONT AVOIR ETE ENGAGEES DE MANIERE
COMPLETEMENT INUTILE SI LA LIQUIDATION EST CONFIRMEE DANS UN MOIS ET 10
JOURS !!!
Du coup énervement,
voire rage à peine contenue de Maître Sarrazin de s’apercevoir que refusions systématiquement de participer
au financement de son compte Carpa à hauteur de 15 000 Euros au
motif que les vannes en train d’être posées lui en avait coûté plus de
30 000 ! (d’autant plus que ce fameux compte Carpa a déjà été
alimenté par bien des braves gens sur qui la stratégie de la peur des coupures
a bien fonctionné, et qui soutiennent le Projet de Reprise… donc assez, c’est
assez !)
Tant et si bien qu’il
a fallut brandir bien haut, devant l’ensemble des personnes présentes, les
arrêtés comptables débiteurs du Domaine validés par le Tribunal pour remettre l’avocat
à sa place et lui faire comprendre (mais est-ce seulement possible ?) que quand on
a comme cliente une personne qui doit très exactement 8 573 Euros 33 de
charges impayées (arrêté comptable du Tribunal au 30 septembre 2015),
c'est-à-dire qui n’a rien payé ni de son eau, ni de son électricité, ni de ses
charges d’occupation depuis au minimum 3 ou 4 ans ! on ne se permet pas de
parler !
Et encore moins de
s’attaquer aux gens sous prétexte qu’ils sont chômeurs (puisque c’était
son grand argument de la soirée pour contrer le Projet de Reprise… Projet dont
par ailleurs nous n’avons pas parlé, puisque ce n’était pas le sujet de la
rencontre) ! Et qu’à partir de quoi ils n’auraient pas voie au chapitre pour
s’opposer à lui, le Dieu Sarrazin, dans la recherche de solution pour le
Domaine (pour accoucher de son fameux camembert au bout de 4 mois… il y a de
quoi sourire !)
Enfin bref, deux
heures et demie de foire d’empoigne, pour accoucher de ce qui était déjà sur la
table au départ, c'est-à-dire la
validation impérative par chacun des collectifs représentés, de la prise en
charge d’une moitié de la facture d’eau du Domaine.
Pour se faire :
è
Deux abonnements séparés « Hors cadre » (formule trouvée par le Préfet pour éviter le terme
d’abonnements sans légalité… et dans le but de solutionner immédiatement le
problème de l’alimentation en eau) vont être établis par Veolia au nom de
chacun des deux groupes
è
Chaque mois la
facture d’eau sera répartie de façon égale entre les groupes. Qu’une des deux factures ne soit pas
payée rubis sur l’ongle et l’eau sera coupée définitivement !
è
Les précisions
que nous avons tenus à apporter comme quoi les deux groupes mis ensemble ne
représentaient au final qu’une moitié du Domaine, et que du même coup l’opération visant à faire prendre en
charge par une moitié du Domaine la consommation de tous les autres, ne faisait
rien d’autre que pérenniser une fois de plus le fait qu’à la Bergerie, une
partie des occupants doivent payer pour ceux qui ne payent pas… ces
précisions n’ont été apportées que pour la forme, dans la mesure où c’était
soit accepter… soit voir l’alimentation en eau du Domaine coupée définitivement
avant la fin de la semaine.
è
A chacun désormais de se responsabiliser, et de
choisir en son âme et conscience soit d’accepter de payer sa quote-part, soit
de prendre le risque qu’en refusant de participer, la somme réunie ne soit pas
suffisante pour honorer la facture et qu’au final, l’alimentation en eau du
Domaine soit interrompue.
è
L’association
Avenir Bergerie ayant été dissoute, une autre association va être réactivée de manière à ce que Maître Lauer puisse
suivre ce nouveau dossier et s’assurer que nous sommes en mesure de tenir notre
part du marché passé avec Veolia. Les modalités vous seront
communiquées dès que l’ensemble du processus aura été formalisé avec Veolia.
D’après l’article paru
aujourd’hui dans le Nice Matin, le résultat de cette réunion a été une
« source de soulagement » pour les occupants du Domaine, et très
« constructif » pour la municipalité.
Et c’est au final,
malgré les gesticulations et la bassesse de Maître Sarrazin, tout ce qui
importe. Qu’il en soit ressorti quelque chose de positif.
Et en espérant que la
prochaine réunion annoncée pourra se dérouler dans une ambiance plus apaisée et
adulte.